Vous avez dit « réflexe »
Lorsque l’on chatouille le pied d’un nouveau né, son orteil se redresse. Si on lui met un doigt dans la paume de sa main, il ferme le poing et serre fermement. Ces actions sont dites « réflexes » car indépendantes de la volonté. Elles sont nécessaires en début de vie pour assurer des fonctions de survie comme naître, téter, s’agripper, se retourner, trouver le mamelon, etc… alors que notre système nerveux est encore immature. Lorsque notre cerveau se développe et que notre motricité volontaire devient compétente, les réflexes archaïques ne disparaissent pas, mais s’intègrent dans notre schéma moteur, afin de pas venir perturber nos actions.
Il arrive cependant que cette intégration soit incomplète, et qu’un réflexe encore actif vienne perturber notre motricité et notre système nerveux. On parle alors de rétention du réflexe primitif (ou archaïque) ou encore de réflexe primitif retenu.
Ces réflexes primitifs retenus peuvent être la cause de troubles de l’apprentissage, de mauvaises postures et de blessures chez les sportifs et les adultes en général.
Quelques exemples qui peuvent faire suspecter la rétention d’un ou plusieurs réflexes primitifs :
_ Je casse les mines de crayon de papier
_ Je tiens mon stylo de manière inhabituelle
_ J’ai des tensions dans les avant bras quand j’écris
_ J’ai régulièrement des tendinites au niveau des avants bras
_ J’enroule mes jambes autour des pieds des chaises
_ Je m’assois en W
_ Je suis courbée
_ Je souffre de tendinites chroniques d’Achille
_ J’ai des tendinites chroniques des muscles tibialis antérieurs
_ J’ai eu du mal à apprendre à faire du vélo
_ J’ai une faible amplitude de mouvement lorsque je tourne la tête
_ Je me sens insécure, je sursaute lorsque les portes claques
_ J’ai le syndrome de la page blanche, je perds mes moyens lors des examens
_ Je ne protège pas mon corps avec mes bras en avant lorsque je chute
_ Je marche sur la pointe des pieds
_ J’ai le pas « lourd », je talonne en marchant